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La Pâque

La Bible dans le livre de Exode 12 : 1-15  nous dit  : 
 
L’éternel dit à Moïse et à Aaron dans le pays d’Egypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois; il sera pour vous le premier des mois de l’année. Parlez à toute l’assemblée d’Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison. Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le prendra avec son plus proche voisin, selon le nombre des personnes; vous compterez pour cet agneau d’après ce que chacun peut manger.
 
Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau.Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois; et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l’eau; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur.
 
Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Éternel. Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Egypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Egypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Egypte.
 
Je suis l’Éternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Egypte. Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Éternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d’Israël. 
 
Elle rajoute aux versets 23 et 27
Quand l’Éternel passera pour frapper l’Egypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. Vous répondrez : C’est le sacrifice de Pâque en l’honneur de l’Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d’Israël en Egypte, lorsqu’il frappa l’Egypte et qu’il sauva nos maisons. Le peuple s’inclina et se prosterna.

Tout n’était pas automatiquement accordé aux Hébreux en Égypte. Il fallait respecter les ordres donnés à Moise, accueillir les promesses avec foi, asperger les portes de sang avant que la sécurité soit un fait acquis. L’Éternel donna à Moïse et à Aaron des instructions détaillées sur ce qu’il fallait faire pour préparer la première Pâque. Certes l’agneau est un type du Seigneur Jésus Christ (1Co 5.7).

Il fallait qu’il soit Sans défaut, ce qui nous parle de la pureté de Christ ; Mâle, âgé d’un an, ce qui suggère peut-être le fait que le Seigneur mourut dans la fleur de l’âge ; Gardé jusqu’au quatorzième jour de ce mois, ce qui présage à l’égard du Sauveur les trente années de sa vie passée à Nazareth, pendant lesquelles Dieu l’éprouvait, puis les trois années pendant lesquelles les hommes l’examinaient publiquement ; Immolé par l’assemblée d’Israël, comme on fit mourir le Christ par la main des impies (Actes 2.23) ; Immolé entre les deux soirs, à la troisième heure (Mr 15.25), comme Jésus expira à la neuvième heure (Mt 27.45-50). Son sang devait être appliqué sur la porte, ce qui constituerait le salut de l’aîné de la famille (v13), tout comme le sang de Christ, approprié par la foi, apporte la délivrance du péché, de soi, et de Satan. La chair devait être rôtie au feu, ce qui représente Christ qui endura le courroux de Dieu à cause de nos péchés.

Il fallait la manger avec des pains sans levain et des herbes amères, ce qui symbolisait Christ comme la nourriture de son peuple. Nous devons vivre une vie de sincérité et de vérité, dénué du levain de la malice et de la méchanceté dans une repentance véritable, en nous rappelant toujours les souffrances de Christ. Il ne fallait pas briser un seul os de l’agneau (v46), condition satisfaite littéralement dans le cas du Seigneur (Jean 19.36).

Je passerai, sans frapper ; c’est l’explication du mot pâque (v. 12). Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura pas de plaie, montre la valeur expiatoire du sang de l’agneau (V13). La mort des premiers-nés des hommes et des bêtes avait des implications théologiques d’une grande portée: Elle signifiait l’incapacité des divinités païennes, dont plusieurs étaient représentées par des animaux, à protéger leurs adorateurs de tragédies nationales.

Pâque dérivé d’un verbe hébreu (pèsach) signifie « passer outre » dans le sens d’épargner », La fête de Pâque fut ainsi appelée parce que l’Éternel passa par-dessus les maisons où l’on avait fait l’aspersion du sang.
Elle a été instituée pour commémorer la délivrance des Israélites qui étaient en esclavagisme en Égypte. Dieu recommanda à Israël de commémorer cette fête chaque année, le 14ème jour du 1er mois.

Le livre de Lévitiques 23 : 4-5 nous dit :

Voici les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel.
 
 

La fête de la Pâque durait sept jours; Ce temps n’était pas voué aux loisirs, ni à la pratique du sport, comme le font aujourd’hui les soit disant “chrétiens”, pendant le week-end pascal. Lors de cette fête, le peuple devait se consacrer à la prière et à la méditation de leur délivrance et les offrandes étaient apportées à l’Éternel, devant son autel. Il nous est commandé d’honorer le Seigneur avec nos revenus, avec les « prémices » de nos bénéfices.

Selon Proverbes 3 : 9 

Honore l’Éternel avec tes biens Et avec les prémices de tout ton revenu :Les Israélites ne devaient pas manger le blé nouveau, tant que la part qui était réservée pour Dieu, n’avait pas été soustraite ; dans toutes nos actions, nous devons commencer par honorer Dieu l’Éternel.
 
 
AUJOURD’HUI, LA PÂQUE FAIT PENSER AUX CHRÉTIENS LA DÉLIVRANCE QUE CHRIST A OPÉRÉE DANS LEUR VIE.
 
 
En ce jour un agneau innocent fut tué et son sang fut aspergé sur les linteaux des portes. Christ est notre pâque, innocent, il se sacrifia sur la croix du calvaire à cause de l’homme.
 
 
Les Versets 14-15  :  Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Éternel ; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d’Israël.

Lors de la première soirée de la Pâque, le peuple se hâtait tellement de quitter l’Égypte qu’il n’avait pas le temps de laisser lever la pâte. Par la suite, chaque fois qu’ils observeraient cette fête pendant sept jours, ils se rappelleraient la promptitude de leur exode. Mais puisque le levain dénote le péché, ils se souviendraient que tous les rachetés par le sang devraient laisser derrière eux le péché et le monde (l’Égypte). Toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée c’est-à-dire, exclue du camp et de ses privilèges.

Dans certains cas, le terme « retranché » signifie condamné à mort.

Pour l’Israélite, l’observation de cette fête n’était pas une condition de salut, mais un devoir et un privilège. Quant au croyant en Christ, il est sauvé par le sang de l’Agneau immolé, et il se fortifie chaque jour en « célébrant la fête »   1Cor 5:8.

Observe le mois des épis, et célèbre la Pâque en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu; car c’est dans le mois des épis que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait sortir d’Égypte, pendant la nuit. Tu sacrifieras la Pâque à l’Éternel, ton Dieu, tes victimes de menu et de gros bétail, dans le lieu que l’Éternel choisira pour y faire résider son nom. Pendant la fête, tu ne mangeras pas du pain levé, mais tu mangeras sept jours des pains sans levain, du pain d’affliction, car c’est avec précipitation que tu es sorti du pays d’Égypte : il en sera ainsi, afin que tu te souviennes toute ta vie du jour où tu es sorti du pays d’Égypte.

On ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays, pendant sept jours; Pour les Chrétiens, la pâque n’est plus un jour, mais le Seigneur lui-même (1 cor 5:7).

Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain ; Car aussi Christ, notre Pâque, a été immolé ; Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois; et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs.

En hébreu: entre les deux soirs, c’est-à-dire entre le coucher du soleil et la nuit totale. Ou “entre le coucher du soleil et la nuit”

 1- L’agneau devait être sans défaut, et pour en être certain, il fallait que la famille le garde pendant quatre jours La vie terrestre de notre Seigneur, même aux yeux des observateurs les plus hostiles, fut impeccable.

2- L’agneau, ainsi éprouvé, devait être égorgé.

3- Le sang devait être appliqué sur l’encadrement des portes:

 cet acte illustre l’appropriation personnelle du salut par la foi et réfute la doctrine universaliste.

Cette nuit-là: dans les heures qui suivront l’aspersion du sang de l’agneau sur les montants et le linteau de chaque porte. Ce sera l’expiation opérée par ce sang qui mettra la maison et ses habitants, réunis pour le repas, à l’abri du fléau qui frappera toutes les familles de l’Égypte (v. 23.)

Israël n’étant pas encore constitué comme peuple, ne pouvait être purifié que par familles.

Rôti au feu; Proprement “mise à la broche”. Le mot hébreu tsala  signifie suspendre, empaler, mettre en croix. Des pains sans levain: voir au v. 15.

Des herbes amères: laitue sauvage, chicorée ou autres. Ce mets est un simple accessoire dans le banquet, comme chez nous la salade. Il était destiné à figurer l’état de souffrance dans lequel Israël avait vécu et dont il allait sortir;

En comparaison avec l’expression Exode I, 14:  “Ils leur rendirent la vie amère.”  Bien cru ou bouilli. A l’ordinaire. la viande des sacrifices était mangée bouillie (#Ex 29: 31 ; Le 8: 31), etc.. Mais l’agneau devait être conservé intact et paraître dans son intégrité sur la table du repas, et aucune partie après le repas ne devait se perdre. C’est ce qui n’aurait pu avoir lieu s’il eût été, bouilli.

Tête, jambes, entrailles. Le but de cette ordonnance est le même: l’agneau doit rester au complet; entrailles, naturellement nettoyées de leur contenu. Les voyageurs dans le désert préparent toujours leur viande en la rôtissant, cet apprêt est plus expéditif et n’exige pas d’ustensiles.

Toujours dans le but de préserver le corps de l’agneau de toute profanation. Selon la coutume occidentale, En rentrant à la maison, on dépose les sandales, qu’on ne remet que pour sortir (Mt 3: 11; Mr 1: 7; Ac 12: 8).

Dans la maison, on ne portait ni sandales, ni ceinture. Les mettre ici était un acte de foi dans l’ordre imminent de départ.

*Les reins ceints… : En costume de voyage; car l’heure du départ allait sonner (v. 12).

Vous le mangerez à la hâte. Le départ d’Égypte n’était pas une surprise pour Israël. Il savait par la foi à la promesse divine que le signal pouvait retentir d’un moment à l’autre, il devait, par conséquent, se tenir prêt à marcher.

C’est la Pâque: Le mot pâque (hébr. pésach, de pasach, sauter, passer par-dessus, épargner.) désigne proprement le passage de l’Éternel près des maisons israélites en les épargnant. Le sens est donc: Ce repas, je vous le prescris en mémoire de la préservation qui vous sera accordée en cette nuit-là.

Les dieux de l’Égypte. On pense généralement que ces mots font allusion aux animaux, symboles des divinités égyptiennes, dont les premiers-nés furent aussi frappés; comp. (No 33: 4).  Mais, en tout cas, il s’agit surtout de l’impuissance des dieux des Égyptiens à protéger leurs adorateurs contre le courroux de l’Éternel. De là ces derniers mots qui expliquent tout: Je suis l’Éternel.

Je passerai, sans frapper; c’est l’explication du mot pâque (v. 11). Ce repas était un signe de communion avec Dieu. C’est là le côté positif de la grâce dont l’expiation n’est que le côté négatif; deux choses qui se retrouvent dans l’Eucharistie. Jésus-Christ, dont le sang a été répandu en rémission des péchés, devient en même temps pour nous une nourriture, un principe de vie que nous avons à nous assimiler. La Pâque est donc de beaucoup le plus important de tous les sacrifices de l’Ancien Testament. Tandis que, dans les autres, une des deux faces de l’idée du sacrifice- soit l’expiation, soit la communion l’emporte toujours sur l’autre, la Pâque est le sacrifice complet et par excellence.

Les pains sans levain.

Cette prescription, placée, comme elle l’est, à la suite du v. 14, ne peut point s’appliquer à la première Pâque qui devait être célébrée en Égypte; elle a trait uniquement aux Pâques subséquentes, anniversaires de cette Pâque première et originelle. Nous devons donc l’envisager comme une ordonnance supplémentaire, que Moïse a reçue plus tard, après la sortie d’Égypte, et qui a été insérée ici pour compléter les prescriptions relatives à la célébration de la Pâque.

Les Israélites eux-mêmes n’étaient en sûreté dans cette nuit de jugement que sous l’abri du sang de l’agneau.

* C’est pourquoi la Pâque est souvent aussi appelée la fête des pains sans levain (#Le 23.6;   Lu 22.7; Ac 12.3). 

Plus tard, de manière négative, le levain symbolisera souvent l’hypocrisie (Lu 12.1), “le mal et la méchanceté” (1Co 5.8.)

L’expression: « Au destructeur » s’applique plutôt à un être personnel. Il s’agit de l’ange par lequel Dieu exécutera ce jugement, lequel n’est pas pour cela un mauvais ange, comme on l’a pensé. C’est en la personne de cet ange que Dieu lui-même traversera et frappera l’Égypte (2 Sam 24: 15)

D’après plusieurs, c’est ici l’ange de l’Éternel dans le sens le plus élevé du mot. C’est ce que l’on ne peut ni affirmer, ni nier. Si l’on se demande comment le mot d’ordre pour le départ put être donné à un si grand nombre de personnes et comment ce départ put, s’exécuter en bon ordre, il faut se rappeler que l’organisation du peuple entier en tribus, branches, familles, maisons, avec des chefs établis, selon la forme patriarcale, sur chacune de ces divisions et subdivisions, rendait possible cette exécution prompte et bien réglée de l’ordre divin.

Au nombre d’environ six cent mille piétons, Les femmes et les enfants allaient à âne, comme c’est l’ordinaire en Orient. Dans la prescription sur la Pâque donnée à Moïse, v. 3-11, avant la sortie d’Égypte, il n’y avait pas encore lieu d’établir une règle au sujet de ceux qui pouvaient prendre part au repas pascal. Cette première Pâque ne pouvait naturellement concerner que les familles israélites.

Mais après qu’une foule de gens étrangers au peuple s’étaient joints à lui au moment de la sortie (v. 38), il devenait nécessaire de compléter sur ce point l’ordonnance primitive. Fête de la délivrance du peuple élu, la Pâque ne doit être célébrée que par les membres de ce peuple de Dieu.

Mais, comme toujours, à la rigueur de la loi s’associe la tendance universaliste de la grâce. L’esclave étranger qui fait partie de la famille israélite peut se faire incorporer au peuple par la circoncision, et alors il mangera la Pâque avec lui.

Le domicilié : l’étranger établi au milieu d’Israël (ceux qu’on appelait à Athènes les métèques). Le mercenaire l’ouvrier étranger qui travaille au service d’un Israélite. Si ces gens désirent participer à la Pâque, ils le peuvent, à la condition indiquée. Si un étranger en séjour chez toi veut faire la Pâque de l’Éternel, tout mâle de sa maison devra être circoncis ; alors il s’approchera pour la faire, et il sera comme l’indigène ; mais aucun non circoncis  n’en mangera. Nul Israélite ne doit s’abstenir de ce repas; car il sert à lier toutes les familles israélites avec Dieu et entre-elle. C’est le symbole de l’unité du peuple.

Pâque juive ET Pâques chrétiennes

On distingue la Pâque juive des Pâques des chrétiens : la Pâque juive s’emploie au singulier, les Pâques chrétiennes au pluriel. Au Moyen Âge, on écrivait au singulier ou au pluriel indifféremment pour les deux fêtes. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour. Et elles n’ont pas la même signification. Cependant la Pâque juive a largement influencé la célébration chrétienne.

La Pâque juive commence le 15 Nissan.(càd le 05 avril). Le calendrier juif est lunaire : le mois commence avec la nouvelle lune. Le premier jour du mois de Nissan est le 20 mars.

Le jour de Pâque correspond au jour de la pleine lune (or le jour juif commence à la tombée de la nuit). Les juifs célèbrent donc Pâque le vendredi 3 avril (au soir). La fête de Pâque dure 7 ou 8 jours après cette date.

 
  1. La Pâque juive
La Bible dans le livre de Jean 5 au verset 1 dit : « Or la Pâque, la fête juive, était proche. »
 
A l’origine de la Pâque juive, il existait deux fêtes pour célébrer le printemps :

La fête de l’agneau pascal : ḥag ha-pessaḥ 
C’est une fête pastorale dont l’origine remonte au temps où le peuple hébreu était un peuple de nomades. Le rite du sang a une valeur importante : on prenait le sang de l’agneau pour oindre le pourtour des portes d’entrée de la tente ou de la cabane. C’était un rite de protection pour détourner les mauvais esprits et protéger ainsi la famille.

Le mot pâque désignait ainsi la fête et aussi l’animal que l’on sacrifiait et que l’on mangeait. Ce sacrifice était encore pratiqué au temps de Jésus mais ne l’est plus depuis la destruction du temple de Jérusalem en 70. 

– La fête du pain sans levain : ḥag ha-matsoth 
  C’est une fête agricole célébrée par un peuple sédentaire au début de la moisson.

Dans la Torah, Dieu annonce le dixième fléau qui allait frapper les Égyptiens : le sang autour des portes était le signe qui allait lui permettre de reconnaître et d’épargner les Hébreux.

Selon Exode 12 : 13  « Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d’Égypte. »

 

Ce jour-là vous servira de mémorial. Tu ne mangeras pas du pain levé ; pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain – du pain de misère, car c’est en hâte que tu es sorti du pays d’Égypte – pour te souvenir tous les jours de ta vie., du jour où tu es sorti du pays d’Égypte.  

La Pâque est donc devenue la célébration de la libération du peuple hébreu. C’est la traversée de la mer Rouge qui sépare le pays de la servitude de la terre promise. 

C’est le passage de l’esclavage à la liberté. C’est la renaissance du peuple d’Israël, comme le printemps est la renaissance du printemps. C’est le triomphe de la liberté sur l’esclavage. C’est la fête de la libération, la fête de la liberté.

Aujourd’hui, les juifs font une célébration familiale le premier soir, et si aujourd’hui, ils ne sacrifient plus l’agneau pascal, le pain sans levain et le vin occupent toujours une place essentielle. Pas question d’avoir du levain chez soi, et encore moins d’en manger, pendant les 7 jours qui suivent la célébration de Pâque.

Sur la table, on réserve une coupe de vin au prophète Élie. Il tient un rôle particulier car l’Ancien Testament raconte qu’il est monté au ciel (sur un char de feu…). Il n’est donc pas mort ! On peut croire à son retour qui marquera le signe d’une ère de paix et d’amour. Cette coupe est une façon de souhaiter la bienvenue à Élie, ou bien à son prochain… Traditionnellement, la porte d’entrée est ouverte ce soir là pour l’accueillir…

La fête juive de Pâque est l’une des fêtes les plus importantes dans la religion juive. Elle commémore la sortie d’Égypte, la naissance d’Israël en tant que peuple et plus généralement elle est la fête de la liberté et de la fin de l’asservissement de l’homme par l’homme.

D’après la Hagada (rituel récité les 2 premiers soirs de Pessa’h ‘le passage‘) chaque juif à le devoir de se considérer comme s’il était sorti lui même d’Égypte. 

2. Pâques chrétiennes

La langue française distingue en effet  ‘ la’  Pâque originelle juive et la fête chrétienne de Pâques.

  • La première commémore la sortie d’Égypte par un repas rituel qui s’appelle aussi  la Pâque.
  • La fête chrétienne, elle, commémore la résurrection de Jésus, passage de la mort à la vie.
    Pâque a été aussi la fête du printemps et du Renouveau.
  • Pour un chrétien le printemps du renouveau est la nouvelle naissance Jean 3:3    « En vérité, en vérité, Je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, (renouveau)  il ne peut voir le royaume de Dieu. » 
Jean 12 : 12 - 14  « Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !  Jésus trouva un ânon, et s’assit dessus, selon ce qui est écrit.» 

Les chrétiens célèbrent à Pâques, la mort et la résurrection de Jésus. Cela s’est passé autour de l’an 30. A cette époque, nombreux étaient les juifs qui allaient célébrer Pâques en pèlerinage à Jérusalem. Ils sacrifiaient l’agneau au temple puis le mangeaient en famille. Jésus fait, lui aussi, ce pèlerinage.

Jésus fut accueilli en triomphe à Jérusalem. Cependant, son désaveu envers la religion établie lui attire les foudres du clergé. Il est alors jugé par un tribunal et condamné à être livré aux Romains… pour s’en débarrasser.

A cette époque, le gouverneur romain s’appelait Ponce Pilate, homme qui avait la réputation de ne pas être un tendre. Il a fait crucifier Jésus, pour répondre aux souhaits de l’opinion publique, qui se range volontiers du côté de la tradition… 

Les rédacteurs des Évangiles ont toujours été influencés par l’Ancien Testament.

À la Pâque juive s’est substituée la célébration de la Cène, le dernier repas que Jésus partage avec ses disciples, la veille de son arrestation. C’est devenu le principal rite chrétien.

Marc 14 : 22  Pendant le repas, il prit du pain, et après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le leur donna et dit: "prenez, ceci est mon corps". Puis il prit une coupe, et après avoir rendu grâce, il la leur donna et ils en burent tous. Et il leur a dit: "ceci est mon sang, le sang de l'alliance..." 

Le Nouveau Testament donne à la Pâque juive un nouveau sens. La lecture littérale de la Bible permet de croire que la résurrection est l’annonce d’une vie après la mort. La croix devient alors le signe du passage de la vie de servitude à une terre promise… au ciel.

La croix est le symbole de la résurrection: L’avènement d’une vie où règne l’esprit de fraternité. C’est le triomphe de l’amour sur l’égoïsme. C’est l’espérance d’une vie spirituelle.

L’Exode, lorsque Dieu déclare aux Hébreux : Je passerai par-dessus vous et le fléau destructeur ne vous atteindra pas. D’après les Évangiles, c’est pendant cette fête juive (la pâque) qu’eut lieu la résurrection de Jésus ; c’est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne (Pâques).
La langue française distingue en effet :

La Pâque juive et la fête chrétienne de Pâques.

La première commémore la sortie d’Égypte par un repas rituel qui s’appelle aussi la Pâque. La fête chrétienne, elle, commémore la résurrection de Jésus, passage de la mort à la vie. Les chrétiens célèbrent, à Pâques, la mort et la résurrection de Jésus. (Autour de l’an 30)

« Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. »  Matthieu 26 :2.

Aujourd’hui, la mort de Jésus est célébrée le vendredi saint. Et Jésus est ressuscité le troisième jour, c’est à dire le dimanche de Pâques

Matthieu 27: 50-54  « Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. 
Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. 
Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d`arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
 » 

Actes 10 : 40
« Dieu l'a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu'il apparût. » 

Cette Pâques n’est plus le secours d’un seul peuple mais la résurrection qui donne la Vie éternelle à tout(s) pécheur(s) qui se repent(ent).

Revoyons quelque peu les différentes Pâques pour réaliser que rien n’est hasard : « Puis Jésus leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes » Luc 24 : 44

LA PÂQUE EST UNE FÊTE OU LE CHRÉTIEN SE SOUVIENT DE SA RÉDEMPTION SOURCE DE TOUTE BÉNÉDICTION.

Pâques = Renouveau : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5 : 17
Pâques pascere, =’ Paître : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Jean 10 : 11

Pâques pascua, = ‘
Nourriture’ : « Pendant qu`ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Matthieu 26 : 26

Pâques Pessa’h =
Passage : « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ». Jean 14 : 6

 

Le Christ symbolise, pour les chrétiens, l’agneau pascal :  Apocalypse 5 : 12 « Ils disaient d`une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange ». 

Comment les chrétiens doivent ils célébrer la pâque dans leurs vies ?

En reconnaissant que Christ est mort, sacrifié à cause de leurs péchés.

Romains 5. 8  Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Galates 3. 13  Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois.

Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, le levain du mal et de la méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. (1 Cor 5 : 7- 8s).

SENTENCE DE MORT CONFIRMÉE

Ils avaient déjà prononcé la sentence de mort

Matthieu 26:66 : Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort.) ;

Mais, dès que le matin fut venu et que Jésus eut été éloigné, ils délibérèrent de nouveau en conseil, dans la seconde partie de la même séance, sur les moyens d’exécuter la sentence (voir Lu 22:66,).

Il fallait pour cela obtenir l’autorisation du gouverneur romain, car, depuis que la Judée était devenue province romaine, le droit de vie et de mort avait été ôté au sanhédrin (Jn 18:31).

Le peuple de l’alliance dut ainsi livrer son Messie entre les mains des Gentils, ce qui aggrava sa culpabilité.

Il en résulta aussi que Jésus subit le supplice romain de la croix, au lieu de la lapidation, peine de mort usitée chez les Juifs.

Matthieu 27 :16-26 Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas. Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit:Lequel 
voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu’on appelle Christ ? Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus...

Mt 27:22

Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.
Qu’il soit crucifié. Ceci est la décision du peuple Juif. Christ souffrira, et subira le destin qui aurait dû être celui du criminel Barabbas, qui a été relâché à sa place.

Matthieu 27 : 50-52-54 
 « Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.
Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.
Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d`arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu. » 

« Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût. » Actes 10 : 40

Pâques, c’est la fête de la résurrection, la fête de la libération, de la liberté retrouvée. Pâques, c’est la fête du renouveau, le ‘Pessa’h‘, le ‘Passage’ vers le printemps de l’Éternité.

Nous ne parlerons pas de l’œuf de pâque ni du lapin de pâque, ni du lièvre de pâque (Osterhase) ni du bilby de pâque (Australie) mais restons sur : « Il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. C’était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. Il n’est point ici, il est ressuscité, comme il l’avait dit. Et lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » Luc 2 : 11, Marc 15 : 25, Matthieu 28 : 6, Jean 14 : 3.

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