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Leadership Chrétien

LEADERS OU SERVITEURS  ?

1. Le sens du mot LEADER

Leader : mot anglais signifiant “ conducteur ” (Dictionnaire Robert.)

  • Sens politique : (1839) c’est le Chef, le porte-parole d’un parti politique.

Par extension, personne qui prend la tête d’un mouvement ou d’un groupe.

Dans ce sens, le mot français correspondant est : meneur.

[Exemple : José Bové, en août 2003 est qualifié par les media de leader charismatique des

alter-mondialistes.]

  • Sport : mot employé dans le domaine du sport pour désigner le concurrent qui est en tête d’une

compétition ou une course.

  • Économique : « le leader mondial de l’agroalimentaire entreprise qui occupe la première place

dans ce domaine au monde.»

Leadership : mot anglais ( 1875 ). Fonction, position d’un leader qui a le commandement, la direction.

Par extension : C’est la position dominante, le chef, C’est la suprématie, la domination, l’autorité, la direction.

Luc 9/46-48

Or, une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand.

47  Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui,

48  et leur dit : Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand.

 

Révèle une préoccupation bien humaine (charnelle) des disciples de Jésus :

« savoir lequel d’entre eux était le plus grand. » Le plus grand, le plus fort, le meilleur...

Jésus, d’après Marc 9.33-37, avait remarqué qu’une contestation s’était élevée entre les disciples en chemin, et, arrivés à la maison, il leur en avait demandé le sujet.

Ce qui n’empêche pas que le mot de Luc (Lu 9:47) : voyant (sachant) la pensée de leur cœur,

Jésus seul, en effet, pénètre et apprécie à sa juste valeur morale la pensée d’orgueil qui était, selon les termes de l’original, entrée en eux.

 

Connaissant la question qui les préoccupait, Jésus plaça un petit enfant à côté de lui et déclara à ses disciples que celui qui recevrait un petit enfant en son nom, recevrait en fait le Seigneur en personne. A première vue, cette leçon ne semble pas avoir grand-chose en commun avec la discussion des disciples à propos du plus grand parmi eux. Bien qu’il ne soit pas évident, le rapport entre les deux idées semble être celui-ci : la véritable grandeur se voit dans l’accueil et les soins accordés aux plus petits, aux plus faibles, à ceux que le monde rejette ou marginalise. Ainsi, quand Jésus déclare que le plus petit parmi ses disciples, c’est celui-là qui est grand, Il fait allusion à celui qui s’humilie lui-même et cultive la communion avec les croyants anonymes, insignifiants et méprisés.

 

Dans Mt 18.4, le Seigneur avait déclaré que le plus grand dans le royaume des cieux était celui qui se rendait humble comme un petit enfant. Dans Luc, la grandeur est mesurée par le degré d’identification avec les plus petits des enfants de Dieu. Pour les deux évangélistes, est grand celui qui prend une place humble, comme l’a fait le Sauveur lui-même.

 

Mt 20/21 :

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.

21  Il lui dit : Que veux-tu ? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche.

22  Jésus répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire ? Nous le pouvons, dirent-ils.

 

La mère de Jacques et de Jean demande une position de leadership pour ses fils, les apôtres Jacques et Jean !

Salomé demande donc pour ses deux fils les deux premières places d’honneur dans le royaume du Sauveur ; elle désire qu’ils soient ses deux premiers ministres. Ses fils partageaient entièrement cette ambition de leur mère, car selon le récit de #Mr 10:35, ce sont eux-mêmes qui adressèrent à Jésus cette demande, dont la pensée pouvait leur avoir été inspirée par sa promesse (#Mt 19:28). Ils prouvaient par là qu’ils avaient une idée très élevée de la majesté de leur Maître, un ardent amour pour lui, un désir sincère d’être les premiers à le servir. Mais que d’ignorance encore, quelles vues charnelles sur la nature de son règne, que d’orgueil enfin ! Et l’un de ces disciples était le doux et humble Jean. Combien il est évident qu’il devait passer par le baptême de feu de la Pentecôte !

 

Réponse de Jésus :

V25  Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

V26  Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ;

V27  et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.

V28  C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.”.

 

  • Le Seigneur donne un enseignement révolutionnaire sur ce qu’est la grandeur dans son royaume.

Pour les chefs de nations, dit-Il, être grand, c’est exercer l’autorité.

Dans son royaume, la grandeur se mesure au service. Est grand celui qui se fait serviteur ; est premier celui qui se fait esclave.

  • Dans la plupart des sociétés humaines, c’est pour des fins personnelles qu’on recherche le pouvoir.
  • Les chefs des nations les tyrannisent. Dans le but de leur présenter le contraste entre le royaume comme il allait être et comme ils l’espéraient, il leur indique la nature des règles des païens.

Les princes "qui asservissent" le peuple.

  • le Seigneur enseigna aux disciples que la grandeur et l’autorité parmi les croyants se mesuraient différemment que dans le monde. Les dirigeants païens gouvernent d’une façon dictatoriale, ils exercent leur autorité par le moyen d’une puissance charnelle.

Les croyants sont appelés à agir différemment: ils dirigent véritablement lorsqu’ils se mettent au service des autres et qu’ils se sacrifient pour eux, à l’exemple de Christ.

  • Ou: leur font sentir leur pouvoir absolu, les subjuguent, exercent une autorité par la force, sans égards.

Lasserre traduit: “C’est dans le  pouvoir et le commandement sur les autres que l’on fait  consister la

Première place.

Est grand celui qui se fait serviteur ; est premier celui qui se fait esclave

 

3 Jean v.9 :

“ Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, (avoir une position de leadership ), ne nous reçoit point... tenant contre nous de méchants propos,... il ne reçoit point les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'église ”.

C’est l’exemple du leader qui tombe dans l’autoritarisme.

Apparemment, Jean avait déjà écrit à l’Église à ce sujet, mais sa lettre avait été interceptée par un homme

appelé Diotrèphe. Cet homme avait un sentiment exagéré de sa propre importance et se comportait

quasiment comme un dictateur dans l’assemblée.

 

Voici son péché: l’orgueil de sa position, un ego enflé et une violente jalousie à l’égard de ce qu’il considérait comme ses propres droits, sans doute au nom de l’autonomie de l’Église locale.

Il avait oublié qu’un jour, il avait compris que Christ est le Chef de l’Église !

Il a aussi oublié que le Saint-Esprit est le Vicaire ou le Représentant de Christ dans l’Église.

Aucun homme ne peut s’attribuer à lui seul le droit de prendre la responsabilité ou la décision d’accepter ou de refuser l’autrui. Agir ainsi revient à se conduire comme un pape, comportement détestable aux yeux de Dieu.

Sans nul doute, Diotrèphe justifiait-il sa conduite en prétendant combattre pour la vérité, mais c’était un pur mensonge ! Au contraire, il portait un préjudice incalculable à la vérité en refusant de recevoir l’apôtre et d’autres frères aussi-sous prétexte de demeurer fidèle à Dieu.

Ceux qui prennent la position de leadership tombe dans L’AUTORITARISME ET LA DICTATURE

2. L’esprit du “ leader ” selon Dieu

Mt 18/1- 4 :     “ Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? ... quiconque se rendra humble  

                           comme ce petit enfant sera le plus grand dans le Royaume des Cieux ”.

Mt 23/10, 11 : “ Ne vous faites pas appeler Directeurs, car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus

                         grand parmi vous sera votre serviteur ”.

2 Co 13/4 : “ Il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu : nous aussi nous

                      sommes faibles en lui, mais nous vivons avec lui par la puissance de Dieu ”.

Les mots « faible » et « puissant » évoquent pour l’apôtre le paradoxe de la force issue de la faiblesse, présent dans la vie du Sauveur et dans celle de ses serviteurs. Le Seigneur a été crucifié à cause de sa faiblesse mais il vit par la puissance de Dieu. De même, ses disciples sont faibles en eux-mêmes, mais le Seigneur démontre sa puissance par leur moyen. En déclarant: nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous, Paul ne fait pas allusion à la résurrection. Il dit simplement que lorsqu’il se rendra chez les Corinthiens, il fera preuve de la puissance de Dieu en reprenant ceux qui auront péché. Ils lui reprochaient d’être faible et méprisable ; il va leur montrer combien il peut être fort pour exercer la discipline.

 

2 Co 6/4 : “ Nous rendons recommandables à tous égards, comme serviteurs ( diakonoi, et non hyperetas,

                    ministres ) de Dieu ”

2 Co 10/18 : “ Ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c’est celui que le Seigneur

                        recommande ”

Celui que le Seigneur recommande est celui qu’il a approuvé; et non celui qui se recommande lui-même: une allusion pour chaque disciple et prédicateur. Que notre travail et notre vie parlent pour nous, et pas nos lèvres.

 

Es 42/1-6 :

“ Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ;             il annoncera la justice aux nations.

Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, et ne la fera point entendre dans les rues.

Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore; il annoncera la justice selon la vérité.

Il ne se découragera point et ne se relâchera point, jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, et que les îles espèrent en sa loi. ... Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations... ”

3. Les conducteurs dont le peuple a besoin

Malachie 2/7 :

“ Les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, parce qu’il est un envoyé de l'Éternel. Mais vous, vous vous êtes écartés de la voie, vous avez fait de la loi une occasion de chute pour plusieurs ”.

Le légalisme religieux a souvent confondu les charges dans l'Église avec la charge politique des rois en Israël. Le Royaume de Dieu, établi sur la Nouvelle Alliance, n’a rien à voir avec les structures politiques du monde.

 

Prov.  22/21 : “Afin que tu répondes par des paroles vraies à celui qui t’envoie”.

Nous devons être plus attentifs à faire ce par quoi nous pouvons acquérir et garder une bonne réputation, que de mettre en place ou accroître une grande propriété.

4. Les conducteurs que Dieu cherche

Dieu se plaint des mauvais bergers d’Israël :

 

Es 56/10 : “ Ses gardiens sont tous aveugles, sans intelligence, ils sont tous des chiens muets incapables

                    d’aboyer, ils ont des rêveries, se tiennent couchés, aiment à sommeiller.

                    Et ce sont des chiens voraces, insatiables, ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre;

                    tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, jusqu’au dernier ”.

 

Ez 34/2 : “ Prophétise contre les bergers d’Israël ! Prophétise et dis-leur, aux bergers :

                   Malheur aux bergers d'Israël qui se paissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devaient-ils pas paître

                  le troupeau  ?

v.7   C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole de l'Éternel ! Parce que mes brebis sont au pillage et qu’elles

        sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de berger, parce que mes bergers ne

        prenaient aucun souci de mes brebis, qu’ils se paissaient eux-mêmes et ne faisaient point paître mes

        brebis, à cause de cela, bergers, écoutez la parole de l'Éternel !

v.10 Voici, j’en veux aux bergers ! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître

         mes brebis et ils ne se paîtront plus eux-mêmes ; je délivrerai mes brebis de leur bouche et elles ne

         seront plus pour eux une proie... ”

 

Osée 4/6 “ mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance ”

Osée 5/10, 11 : ils déplacent les bornes... il a suivi les préceptes qui lui plaisaient.

Adaptation de la doctrine au goût du jour  ;  évolution avec la tradition.

 

A. Dieu prépare les conducteurs de son peuple

 

Proverbes 22/17 : “ Prête l’oreille, et écoute les paroles des sages; applique ton cœur à ma science. Car il est bon que tu les gardes au-dedans de toi, et qu’elles soient toutes présentes sur tes lèvres.

Afin que ta confiance repose sur l’Éternel, je veux t’instruire aujourd’hui, oui, toi.

N’ai-je pas déjà pour toi mis par écrit des conseils et des réflexions, pour t’enseigner des choses sûres, des paroles vraies, afin que tu répondes par des paroles vraies à celui qui t’envoie? ”

 

Esdras 7/10 : “ Car Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Éternel, et à enseigner au milieu d’Israël les lois et les ordonnances.”... Et il a été l’instrument d’un réveil spirituel en Israël.

Remarquons ces trois étapes dans la formation des conducteurs du peuple de Dieu :

  1. étudier
  2. mettre en pratique
  3. Enseigner.

 

Osée 6/ 3 et 6 : “ Connaissons, cherchons à connaître l'Éternel...

                          Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes”

 

  1. Jésus établit des conducteurs pour son peuple :

 

Marc 3/13 “ il appela ceux qu’il voulut, et ils vinrent auprès de lui. Il en établit douze, pour les avoir avec lui,

              et pour les envoyer prêcher,et pour avoir l’autorité de guérir les maladies et de chasser les démons.”

 

Jésus a appelé, parmi ses nombreux disciples, douze hommes qu’il a formé pendant environ trois ans, pour qu’ils soient les conducteurs du nouveau peuple de Dieu.

Nous les appelons “ ministères apostoliques ”, (du mot apôtre, apostolos, envoyé). Nous les appelons aussi “ ministères-dons, selon Eph 4/11. ”

A leur tour, ceux-ci ont établi des conducteurs pour les églises locales qu’ils ont fondées. (Actes 14/23  ; Tite 1/5 ; 1 Tim 3/1...).

Cela signifie que les disciples (les fidèles) ne sont pas tous appelés à un “ ministère-don ” ( dorea ), mais ils sont exhortés à s’engager dans un des nombreux services ( diakonia ) dans l'église locale !

 

Il y a d’abord les conducteurs appelés et envoyés par le Seigneur ( ministères apostoliques ) pour servir le peuple qu’il s’est acquis, et ensuite, les conducteurs locaux, que les ministères apostoliques établissent dans les assemblées locales.

 

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