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Va à Siloé…

Dans le livre de Jean 9 : 1-11, la Bible nous raconte l’histoire suivante :

Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé, nom qui signifie envoyé. Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. Ses voisins et ceux qui auparavant l’avaient connu comme un mendiant disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ?Les uns disaient : C’est lui. D’autres disaient : Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait: C’est moi. Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? Il répondit : L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m’a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J’y suis allé, je me suis lavé, et j’ai recouvré la vue.

Les eaux de Siloé furent déjà mentionnées précédemment dans la Bible au verset 6 du chapitre 8 de son livre le prophète Ésaïe les appelle « les aux coulent doucement ». C’est cette source qui a donné son nom au village du même nom ( selon le livre de Luc 13:4 ), jaillit à l’extrémité sud de la colline du temple, au point de rencontre de deux vallées.

Rapporté à l’époque de Jésus les plans de Jérusalem, révèlent que le réservoir de Siloé se situe à proximité de deux vallées de sinistres réputations : la vallée du Cédron et celle de Hinnom.

La vallée du Cédron   est cette vallée au cours desséché et dont le nom hébreux « Qadar » signifie : noir, triste Ce lieu a servi quelquefois de fosse commune et la méchante reine Athalie y sera exécutée.

Parfois, nos vies ressemblent à ce lieu sombre et aride où plane l’ombre de la mort… Cependant, au sein même de cette vallée se trouvait une source naturelle qui alimentait en eau le réservoir de Siloé. Quelle grâce de savoir que l’Éternel est toujours celui qui peut ouvrir une source rafraîchissante au sein même de la détresse.

Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca, Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Psaumes 84 : 7

La vallée de Hinnom   ou des gémissements. Elle fut le théâtre de crimes,  des enfants furent sacrifiés aux idoles (cf 2 Rois 23 :10). C’est aussi là qu’on brûlait les immondices de la cité, faisant de l’endroit un lieu impur et de malédiction.

C’était la vallée de la Géhenne, une vallée ténébreuse où est absente la lumière. Elle illustre la perdition éternelle, qui réservée à tous ceux qui n’auront pas accepté Jésus comme leur Sauveur.

Près de ces deux vallées, C’était le réservoir de Siloé qui nous parle de la grâce de Dieu.

Jésus dira à l’aveugle de naissance : « Va te laver au réservoir de Siloé ».Ce qui se traduit par « envoyé » (Jean 9 : 7). Jésus est cet envoyé du Père, celui qui s’est placé à l’intersection de ces vallées de mort et de désolation.

Il est l’espoir d’un nouveau pour toi. Dans quelle vallée erres-tu ? Ne méprise pas les eaux de Siloé, cours vite aux pieds du Seigneur, exprime ta maladie, ta souffrance et viens te désaltérer aux de l’espoir. C’est pour cela qu’il a été envoyé et qu’il t’envois au Siloé. Christ guérit de nombreux aveugles, atteints par la maladie. D’ordinaire le Seigneur guérit les malades simplement par sa parole créatrice. Dans certains cas, assez rares, il emploie des moyens extérieurs (cf Mt 8:3  Mr 7:33 Mr 8:23). Ici, il fait avec sa salive une boue qu’il mit comme un Médicament sur les yeux de l’aveugle.

Dans ce texte, Il guérit un aveugle de naissance.

Une fois le Seigneur Jésus a vu un aveugle, Nous devrons noter que cet homme à un moment a manifesté le désir d’être guéri.

Il avait probablement déjà accepté sa condition d’aveugle et il s’était conformé avec la vie qu’il menait. Mais le Seigneur Jésus a voulu réveiller la foi surnaturelle qui avait en lui. Christ voulait apporter la lumière à un monde aveugle.

Peut-être que vous vous demandez :

  • Pourquoi est-ce que le Seigneur Jésus avait besoin de cracher sur le sol pour guérir les malades ?
  • Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas guéri en utilisant seulement une parole ?

Oui, le Seigneur Jésus n’avait pas besoin de boue pour réaliser un miracle. Mais Jésus ne faisait aucune action du Fils de Dieu mais sans fondement. Parce qu’au fur et à mesure que l’aveugle marcher jusqu’à réservoir, sa foi en lui se manifestait et s’augmentait. La trajectoire jusqu’à cet endroit n’était pas facile encore moins pour que quelqu’un qui ne voyait pas.

Le réservoir se trouvait dans la vallée, à l’extrémité inférieure du canal d’Ezéchias.

Pour  arriver jusqu’à là, il était nécessaire de cheminer sur une pente pendant près de 800 m et l’accès du réservoir était possible grâce à un escalier de 34 marches et ce n’était pas facile pour un aveugle.

Il montra ainsi Sa Puissance pour secourir l’homme, dans les cas les plus désespérés ; Il manifeste l’œuvre de Sa Grâce envers l’âme des pécheurs : Il offre la vue à ceux qui sont aveugles par nature. Si ce pauvre aveugle était incapable de discerner Christ, ce Dernier l’a bien vu !

Si nous parvenons à connaitre ou à saisir quelque information sur Christ, c’est parce qu’Il nous a connu en premier.

Lorsque le Seigneur mentionne les calamités exceptionnelles qui peuvent toucher certains, Il affirme qu’elles ne doivent pas toutes être considérées comme un châtiment spécifique du péché ; mais elles nous sont quelquefois adressées pour la gloire de Dieu, pour manifester Ses œuvres.

Notre vie ne dure qu’un « jour », pendant lequel nous devons exécuter les tâches qui nous sont assignées. Nous devons employer ce temps à bon escient et ne pas le gaspiller ; nous pourrons nous reposer, une fois cette journée terminée …

L’approche de la mort devrait nous inciter à saisir toutes les occasions pour pratiquer le bien.

C’est que nous pouvons faire doit être effectué dès que possible. Celui qui ne se contente que d’œuvres imparfaites, en laissera de côté de nombreuses autres, Ec 11:4.

Christ magnifia Sa Puissance en guérissant instantanément cet aveugle, ce qu’aucun parmi ceux qui L’entouraient n’était capable de faire. Les raisons humaines sont incapables de juger les voies du Seigneur ;

Le Seigneur utilise des moyens et des instruments que les hommes méprisent parfois. La guérison de Naaman en est un exemple.

Ceux qui veulent être guéris par Christ doivent accepter d’être gouvernés par Lui ! Quand cet aveugle revint du réservoir de Siloé, il constata avec émerveillement qu’il était guéri !

Telles sont les conséquences bienheureuses qui découlent de l’obéissance aux ordonnances de Christ ! Quand les âmes s’approchent de Christ, elles sont encore spirituellement faibles ;

  • Elles partent se purifier au près du Seigneur et en reviennent comblées et fortifiées ;
  • Elles s’approchent dans la tristesse du péché, pour revenir ensuite dans la joie ;
  • Elles partent « aveugles », et reviennent en ayant recouvré spirituellement « la vue » !

Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !    Es 55 :1

Notre salut a été couronné par la restauration glorieuse de Sion (chapitre 54), le prophète montre par quel moyen simple et accessible à tous on peut se l’approprier : c’est par la foi, et non plus les œuvres.

Il invite quiconque soupire après la grâce à la saisir sans se laisser arrêter par le doute ou par la crainte. Oui, c’est une invitation à profiter de la grâce et du moment où elle est offerte :

Vas au réservoir de Siloé (Christ) et tu ne resteras plus aveugle sur les situations qui se passent autour de toi.

Ces paroles ne peuvent se rapporter au bien-être matériel qui serait promis aux Israélites revenant de l’exil, en échange des misères de la captivité.

  • La solennité toute particulière de l’appel prophétique et l’indication expresse du moyen par lequel on doit s’approprier les biens promis, prouvent que ces biens sont d’une nature plus relevée.
  • Les aliments offerts sont une, image du salut que Dieu promet à tous gratuitement et largement, à la seule condition qu’ils viennent le chercher. C’est d’abord tout simplement de l’eau et du pain.

On ne peut lire cette royale invitation de la grâce sans penser au :« Venez, car tout est prêt »,

de la parabole  de Matthieu 22:4   :  Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant : Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin ; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez.

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