Henri Nsimba

Né dans une famille nombreuse. Mon père était protestant et ma mère catholique et quand nous étions enfants, nous avons subi l’influence catholique de ma mère. Cependant, une de mes sœurs s’était convertie au Seigneur dans le « Renouveau Charismatique ». Elle eut à cœur mon salut et ne cessait de prier pour moi et elle m’invitait à leurs réunions de prière. Mais ma vie ne changeait pas.

Vers l’âge de 13 ou 15 ans j’étais servant à la messe. Pour ma famille, particulièrement ma mère, c’était comme si j’étais le prêtre de la maison. Pourtant, je ne connaissais pas encore le Seigneur. En pleine crise d’adolescence, je fus livré à moi-même et je ne respectais ni mon père, ni ma mère qui étaient pourtant très stricte concernant notre éducation.

A cette époque encore, une autre de mes sœurs se convertit et intercédait pour moi. Il lui arrivait de donner des sujets de prière dans son église, me concernant. A la longue, je compris que c’est réellement Dieu qui attire nos cœurs vers Jésus-Christ et cela, d’une manière ou d’une autre. Les jours passaient mais rien ne marchait dans ma vie, et j’ai pris la décision, seul, d’abandonner certaines choses. Par exemple, j’ai abandonné les
musiques dites mondaines car je n’en avais plus envie .

J’avais aussi une copine, avec qui j’ai rompu à la même époque, qui a fini par aller voir un marabout pour m’ensorceler car elle était blessée. Chose étrange, moi qui n’étais pas encore dans le Seigneur, cette chose ne m’a pas touché, et ils ont tous deux échoué. Il arrivait que ce marabout me croise et voyant que ses sorts ne marchaient pas, il demanda à ma copine : » qui est cet homme ? Que fait-il ? Prie-il Où habite-t-il ? ».

Quelques jours plus tard, l’on m’amena chez ce marabout, et il me demanda : « Est-ce que Dicker ? », c’était mon surnom à l’époque. Puis il demanda encore si je priais, et je lui répondis que oui. La réponse de cet homme m’avait bouleversé, il me dit : « Attaches-toi à ton Dieu, ne touche jamais aux fétiches et ton
Dieu te protégera toujours ».

En sortant de chez lui, j’eu très peur, car en réalité je ne priais pas vraiment. Je venais d’avoir la certitude, sous mes yeux que Dieu existait. Cette expérience m’a encouragé à chercher Dieu et à l’aimer profondément. Le lendemain je me suis empressé de raconter cette histoire à ma sœur alors que nous nous rendions à une campagne d’évangélisation qui se tenait près de chez nous.

Ces frères qui étaient en train d’évangéliser, avaient les quatre lois spirituelles et ils m’ont présenté l’Amour de Dieu. Il m’a fait comprendre que l’homme est pêcheur et perdu, c’est alors qu’il m’a parlé du Seigneur Jésus. A l’instant même, je me suis senti malheureux et je compris que j’étais un pêcheur qui avait besoin d’être sauvé. J’ai même pleuré amèrement, comme un enfant. Quelques instants après, je ressentis la joie du salut. Je n’avais jamais été aussi heureux de ma vie.

En 1980, seulement quelques semaines plus tard, que je fus baptisé du Saint-Esprit lors d’une veillée de prière alors qu’on m’imposait les mains. J’ai alors commencé à fréquenter l’église de ma sœur, le Renouveau Charismatique. Plus le temps avancé plus il me paraissait difficile de continuer à fréquenter l’église catholique. Ma mère commença à me combattre, me prenant pour un fou, surtout parce-que je parlais en langue. J’ai alors dû trouver une Assemblée de Dieu, mais je refusais de me faire « rebaptiser »  jusqu’au jour un frère me prêta une revue nommée « Pentecôte ». Cette revue parlait en profondeur du baptême d’eau.

Le Saint-Esprit Lui-même m’a convaincu au plus profond de mon cœur que le baptême d’aspersion que j’avais eu n’était pas le bon baptême. En 1983, je fus baptisé. Depuis ce jour je sers le Seigneur Jésus sans relâche.

Je remercie le Seigneur Jésus-Christ de m’avoir sauvé.